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Arnaud de Blauwe
Un an d'enquête, des dizaines de personnes interrogées : l'histoire inachevée de la vache folle.
Le 7 décembre dernier, dans le IIe arrondissement de Paris, la direction du prestigieux Grand Hôtel a invité quelques cuisiniers, professionnels de la viande et journalistes. Ce déjeuner n'a qu'un objectif : redorer le blason de la viande bovine dont les ventes s'écroulent, la psychose autour de la vache folle battant son plein. Sur les menus donnés aux convives, il est précisé que le morceau de boeuf qui va être servi est « d'origine normande ». Mais les petits cartons vont soudainement disparaître des tables. Sans le vouloir, le chef-cuisinier venait de gaffer en déclarant : « Vous allez déguster une bonne viande de Bavière ! » Présent à ces agapes, le fournisseur du Grand Hôtel - IP Viandes SA, à Rungis (94)- confirmera. Avant de donner un surprenant cours de géographie : « Vous savez, la Bavière n'est pas l'Allemagne (cette dernière venait de révéler ses deux premiers cas de vache folle, ndlr). La viande y est systématiquement testée et la traçabilité parfaite. » Dopé par ces explications, un représentant de la Boucherie nivernaise, une maison réputée à deux pas de l'Élysée, lâche à son tour : « 40 % de notre production vient de Bavière et notre clientèle en est très satisfaite. » L'en informe-t-on ? Nous l'avons vérifié : l'origine des
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Arnaud de Blauwe
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