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Elsa Casalegno
Pour influencer les réglementations en sa faveur, l’industrie entretient un contact permanent avec les organes décisionnels européens. En agitant divers arguments, plus ou moins étayés.
Au moins 155 rendez-vous entre 2014 et 2023… Les représentants du Conseil européen de l’industrie chimique (Cefic) ont rencontré les commissaires européens ou leurs cabinets plusieurs fois par mois, selon un décompte de l’ONG Corporate Europe Observatory (CEO), spécialiste des questions de lobbying dans l’Union européenne (UE). Aucune association émanant de la société civile ne peut se prévaloir d’une telle écoute. Le Cefic, qui se qualifie lui-même de « voix de l’industrie chimique en Europe », est l’une des plus grosses structures de lobbying de l’UE. Il dispose d’un budget annuel de 10 millions d’euros, et compte pas moins de 13 collaborateurs accrédités auprès du Parlement, donc libres de circuler dans son enceinte et d’y croiser ceux qui votent les lois…
Une plongée dans les documents communautaires officiels montre la facilité avec laquelle les lobbyistes accèdent aux décideurs. « Quand l’UE propose un renforcement du règlement des substances chimiques (Reach), l’industrie, par leur intermédiaire, tente d’affaiblir cette régulation, de la ralentir et de l’orienter dans un sens pro-industrie, explique Vicky Cann, de CEO. Notre rôle est de dénoncer leur action. » Mais elle se heurte à une difficulté majeure : identifier
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