ENQUÊTE

Les faux-semblants de l'agrochimie

Des producteurs de pesticides qui ne jurent que par la protection de l'environnement, c'est inespéré. Mais côté coulisses, la réalité est toute autre.

Vertueux dans les discours, tortueux dans les faits

Côté cour, les industriels producteurs de pesticides s'affirment comme les meilleurs défenseurs des cultures et de l'environnement. Ils participent à toutes les opérations visant à protéger les rivières et les nappes phréatiques de leurs propres produits, financent forums et congrès sur la question. Dans un bel ensemble, ils adhèrent à une charte de l'environnement qui définit «la protection de l'environnement et la préservation de la santé comme un devoir permanent». Côté jardin, on reste assez loin de ce tableau idyllique. La recherche du profit, la préservation ou la conquête de parts de marché s'embarrassent bien peu de considérations environnementales. La preuve par ces quelques exemples. En 1997, la firme multinationale agrochimique Zeneca commercialise un nouveau fongicide destiné au traitement des céréales. Baptisé Amistar, il se taille un beau succès et s'impose comme le numéro un. Mais en France, Zeneca le réserve à un réseau de distributeurs exclusifs. Un négociant en phytosanitaires qui n'est pas autorisé à le vendre décide de l'importer. Il s'approvisionne en Allemagne.

Zeneca pris aux mots

Soucieux d'informer sa clientèle, il fait traduire l'étiquette. Respectueux des

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Élisabeth Chesnais

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