ENQUÊTE

EnvironnementLa Sologne s'assèche

FH

par Florence Humbert

Faute de rentabilité, la pisciculture traditionnelle en étang est en voie d'abandon. La diminution de la surface en eau met en péril l'identité même de la Sologne, terre de landes, de forêts et d'étangs.

A vec ses 11 000 hectares de plans d'eau enchâssés dans leur écrin de forêts, la Sologne représente la première région d'étangs française. Voués pour la plupart à la pisciculture traditionnelle, ces étangs distillent un charme magique, indissociable du paysage solognot. Les roselières qui les bordent abritent une avifaune exceptionnelle : guifettes, aigrettes garzettes, grèbes à cou noir, hérons et autres butors étoilés. Hélas ! Cet équilibre est aujourd'hui menacé par l'abandon progressif de l'activité piscicole. «Plus de la moitié des étangs ne sont plus gérés. Si l'on ne réagit pas, on s'achemine vers la faillite en matière de biodiversité aquatique», constate Jean-François Martin, de la Draf (Direction régionale de l'agriculture et de la forêt) du Centre. Car les étangs, contrairement à ce que pourrait penser le profane, ne sont pas une création de la nature, mais l'oeuvre de l'homme. En Sologne, leur origine remonte au XIe siècle. Tous les dix ans, il est indispensable de les mettre à sec pendant un an pour enlever les sédiments et nettoyer la végétation des bordures. Faute de cette gestion minimale, les étangs s'envasent inexorablement. Le phénomène est encore accéléré par les méfaits des ragondins et des rats

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