Rosine Maiolo
DépendanceOn tente de suivre l’exemple du baluchonnage québécois
Originaire du Québec et testée en France, cette solution de répit mérite d’être pérennisée. Son modèle économique reste toutefois à trouver.
Arrivé tout droit du Canada, le principe est simple : un professionnel unique vient plusieurs jours à domicile (au minimum trois) remplacer l’aidant et accompagner son proche en perte d’autonomie 24 h/24. En France, une telle organisation est a priori inenvisageable, car elle se heurte aux règles du droit du travail. Néanmoins, la loi Essoc du 10 août 2018 l’a rendue possible via une expérimentation dérogeant à la législation. Les salariés volontaires sont autorisés à travailler 24 h/24, jusqu’à 6 jours consécutifs et pour 94 jours par an. Ils sont, bien sûr, rémunérés pour toutes les heures réalisées.
Une solution efficace…
Le baluchonnage fait donc partie de l’éventail des possibilités de répit offertes à ceux qui s’occupent d’une personne dépendante. Mais peut-être pas pour tout le temps… La dérogation à la législation dans laquelle il s’inscrit devait prendre fin le 31 décembre 2021 ; il a heureusement été décidé in extremis de la prolonger pour deux ans (1). Les professionnels engagés dans ce dispositif, qui ont mobilisé beaucoup de temps et d’énergie pour le faire démarrer, s’en réjouissent. Avec l’enterrement de la loi Grand âge et autonomie, qui devait se pencher sur le devenir du baluchonnage, le suspens demeurait. En l’absence de prorogation, Baluchon
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