Cédric Morin
ChineLes jouets de la discorde
Les jouets de nos enfants font couler le sang, la sueur et les larmes des ouvriers chinois, en dépit des systèmes de contrôle mis en place par les marques et distributeurs sur les conditions sociales de production des jouets qu’ils commercialisent.
Des bras sectionnés par des machines ou brûlés par l’utilisation sans protection de produits chimiques extrêmement nocifs ; des journées de travail de plus de quatorze heures, des salaires qui ne permettent pas de vivre ni de dormir ailleurs que sur le sol d’ateliers au milieu de déchets en putréfaction. Les conditions dans lesquelles sont produits la plupart des jouets chinois vendus dans nos rayons sont cauchemardesques. Elles ne diffèrent pas nécessairement de celles d’autres industries de biens de consommation, mais le secteur fait l’objet d’une intense campagne internationale d’ONG intitulée « C’est pas du jeu », qui permet d’avoir un peu plus d’informations sur les conditions de production des jouets en Chine.
« Dans la mesure où ces produits sont destinés aux enfants, les consommateurs sont a priori plus sensibles aux conditions sociales de production. C’est pourquoi nous centrons avec nos partenaires chinois notre campagne sur ce secteur et sur des marques emblématiques et connues de tous. L’objectif est de les faire évoluer en espérant que cela entraînera une réaction en chaîne chez les autres marques », explique Fanny Gallois, chargée de mission pour cette campagne européenne au sein de l’ONG
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