
Audrey Vaugrente
Les prescriptions de somnifères ont bondi depuis le début de la pandémie de Covid. Ils ont leur utilité, mais doivent être pris avec précaution, en particulier chez les personnes âgées.
Les noms de ces médicaments sont bien connus des Français : Lexomil, Témesta, Valium… De fait, la France est le deuxième plus gros consommateur de somnifères benzodiazépines en Europe. Mais seulement un tiers des prescriptions correspondent aux règles de prudence.
Les benzodiazépines sont limitées à deux indications : les insomnies sévères occasionnelles (hypnotiques) et les anxiétés sévères ou invalidantes (anxiolytiques). En pratique, les deux sont utilisées comme somnifères. Mais leur efficacité limitée n’en fait pas un traitement de référence. Dans l’insomnie, leur prise ne permet de gagner qu’une heure de sommeil par nuit, effet qui disparaît au-delà de 6 semaines de traitement.
Les consommer pendant des années n’est donc pas utile et peut être dangereux. Les effets secondaires des benzodiazépines sont bien établis : somnolence en journée, étourdissements, perte de mémoire, mais aussi dépendance. Celle-ci s’explique par plusieurs mécanismes. Le corps s’accoutume au médicament, les doses doivent donc être augmentées pour conserver une efficacité. Le réconfort trouvé au début du traitement favorise aussi une dépendance psychologique. Et la durée de prescription a son importance : lorsqu’elle excède 1 an, le risque
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Audrey Vaugrente
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