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Dr Philippe Foucras
Normalement destinée au seul patient, l’ordonnance est devenue au fil du temps un outil au bénéfice d’autres acteurs. Par exemple, un récent décret oblige les médecins à y noter l’indication du traitement pour certains médicaments afin que la Sécu sache si elle remboursera ou non.
L’ordonnance conclut habituellement toute consultation médicale. Elle précise les traitements préconisés pour prévenir, guérir ou soulager. Le patient est, en théorie, le seul destinataire de l’ordonnance, secret de la relation médecin-patient oblige. S’il accepte d’en partager le contenu avec des tiers (pharmacien, kinésithérapeute, infirmière…), c’est pour demander à ces professionnels de « transformer » les prescriptions en soins, toujours dans le respect de ce secret. Mais les ordonnances sont de plus en plus utilisées à des fins de contrôle ou de surveillance. Le patient a-t-il encore la maîtrise de son ordonnance ?
L’hégémonie médicamenteuse de la fin du siècle dernier a rendu rares les ordonnances où sont notées d’autres choses que des médicaments. Les conseils et les prescriptions visant à modifier l’hygiène de vie, adapter l’alimentation ou soigner une maladie bénigne par des moyens simples et naturels n’y figurent plus, sauf exceptions. « Les paroles s’envolent, les écrits restent », dit le dicton. À la fin de la consultation, ne restent que les médicaments. La remise
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