Vente d’éolienne au pas de charge
Une assurance décès était liée à un crédit affecté pour l’achat d’une éolienne de toit, mais l’assureur ne voulait pas rembourser le capital restant dû. Il a fallu attendre 5 ans pour qu’il le fasse.
En août 2012, lors de la commande d’une éolienne de toit, Mme A. avait souscrit un crédit affecté auprès de Franfinance, assorti d’une assurance décès au nom de son mari ; le prêt couvrant l’achat du matériel et la pose. Comme cela est obligatoire depuis 2009, un formulaire de santé devait être rempli par le souscripteur de l’assurance. Il ne l’a jamais été. Et pour cause, ce document ne lui a jamais été envoyé ! Mais, pour Franfinance, qu’importe. Après le décès du mari de Mme A., l’organisme refuse de rembourser le capital restant dû. Motif invoqué : « Fausses déclarations ou omissions intentionnelles. » Gonflé quand on sait que le commercial venu rendre visite au couple avait complété lui-même les cases du contrat, pressé qu’il était de conclure la vente, les clients démarchés n’ayant plus alors qu’à signer. Sollicitée, l’UFC-Que Choisir de Charente-Maritime s’est rapprochée du médiateur de l’ASF (Association française des sociétés financières). La démarche a abouti il y a quelques mois. Mme A. a reçu de Franfinance 7 700 €, le montant des sommes restant à rembourser pour l’éolienne de toit.