Une société prise de daltonisme
Démarchés par la société de rénovation Thévenin, les époux D. signent un bon de commande pour la réfection du crépi de leur maison. La condition à respecter : que la couleur ocre d’origine soit conservée. Ils financent les travaux, d’un montant de 16 400 €, par un emprunt. Les ouvriers repeignent le pavillon… en blanc ! Monsieur D. émet des réserves lors de la validation du PV de réception et refuse de signer la demande de déblocage de fonds par l’organisme de crédit. Il exige la pose d’un crépi conforme au contrat. Le couple contacte l’UFC-Que Choisir de Rennes, qui envoie deux courriers à Thévenin. Pour réponse, l’entreprise assigne ses clients devant le tribunal de grande instance de Rennes, afin que les 16 400 € lui soient payés. Le dossier est confié à un avocat partenaire de l’association locale. Verdict : la société est déboutée de sa demande, la commande ainsi que le crédit sont annulés, et Thévenin doit rembourser à Monsieur et Madame D. les frais d’avocat.