Arnaud de Blauwe
Réveil en panneVendeur au sommeil lourd
Automne 2020 : madame T. achète un réveil pour enfant, destiné à son neveu, sur Oxybul.com. Il vaut 49 €. Début mars, et sans avoir subi de choc, le réveil se détraque. La tante contacte le service après-vente (SAV) d’Oxybul, qui lui demande une photo de l’objet. Elle fait mieux et envoie une vidéo. En retour, le SAV dit à Mme T. de s’adresser à Pabobo, le fabricant, pour la réparation. La consommatrice saisit alors l’association locale (AL) de Senlis. L’AL écrit à Oxybul pour lui rappeler que « conformément à l’article L. 217-4 du Code de la consommation, seul le vendeur est responsable de la garantie légale de conformité. […] C’est à lui qu’il appartient de contacter le fabricant. » L’association de Senlis réclame le remplacement du réveil sous 10 jours, faute de quoi elle déposera une plainte auprès de la répression des fraudes pour non-respect des règles liées à la garantie légale de conformité (qui dure deux ans). « Après plusieurs échanges de courriels, poursuit l’AL, Oxybul a pris contact avec Mme T. pour qu’elle renvoie le réveil défectueux avec une étiquette de retour prépayée. » Elle recevra le nouveau fin avril. Il aura fallu près de deux mois pour résoudre un problème pourtant facile !