
Le marchand de sable cherche à endormir
Le vendeur prétendait que les trois sacs de sable livrés contenaient bien les 3 m3 commandés. Mais 3 tonnes de sable n’équivalent pas à 3 000 litres. Le client a eu gain de cause.
Un habitant de la région de Besançon a besoin de sable pour des travaux dans sa propriété. Il commande 3 m3 de sable à la société Point P. Cette dernière lui livre trois sacs (Big-Bag) et lui envoie une facture pour 3 m3. Très vite, le client se rend compte que chaque sac a en réalité un volume de 705 litres. On ne lui a donc fourni que 2,115 m3 de sable. Il manque 885 litres sur les 3 000 qu’on lui a facturés. Mais, pour Point P, c’est la même chose car le Big-Bag pèse environ 1 tonne. C’est oublier que la densité du sable est d’environ 1,5. Mais les vendeurs de Point P ne veulent pas en démordre, affirmant même au client qu’il est possible de faire entrer sans problème 1 m3 de sable dans un Big-Bag. Peut-être en tassant bien ! Le consommateur insiste pour se faire livrer le solde, en vain. Il saisit alors l’UFC-Que Choisir de Besançon de son litige. Un courrier recommandé de l’association locale ne change rien au refus de Point P. Estimant qu’il s’agit d’une entorse suffisamment grave à la réglementation, l’UFC-Que Choisir de Besançon en informe les services locaux de la répression des fraudes. Un de leurs agents se rend sur place pour expliquer le bon droit à la direction de Point P. Message reçu, Point P accepte de corriger son erreur et de livrer à son client la quantité de sable manquante mais déjà facturée.
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