
Le dépôt prend la porte
À l’entrée dans l’appartement qu’elle loue à Bordeaux, où elle étudie, Mlle A., de Châteaulin (29), verse un dépôt de garantie de 622 €. En 2010, elle donne son préavis à la SCI qui gère le bien. Sans concertation, son responsable fait établir un état des lieux de sortie. Seule la détérioration du ressort du penne de la porte d’entrée y est notée. Attendant la restitution du dépôt, Mlle A. contacte le gérant de la SCI, lequel lui expédie un devis de 774 € pour une porte blindée et lui dit qu’elle ne récupérera pas ses 622 €. L’ex-locataire s’adresse à l’UFC-Que Choisir de Châteaulin, qui écrit au gérant. Mais ce dernier menace d’envoyer son avocat. L’association conseille alors à la jeune femme de saisir le juge de proximité de Bordeaux. Lequel condamne la SCI à rembourser le dépôt de garantie diminué des frais de réparation de la serrure mais augmenté des intérêts de 20 mois de retard et des frais engagés. Mlle A. doit toucher 1 207 € mais il faudra missionner un huissier pour les obtenir.
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