Jean-Paul Geai
L'assureur jette l'éponge
Leur maison endommagée par la grêle, les époux L. déclarent le sinistre à leur assureur. Mais celui-ci tarde à les indemniser, et les dégâts s'aggravent. Au final, plus salée sera la note pour l'assurance.
Juillet 2006, de violents orages de grêle s'abattent sur la Vendée, causant d'importants dégâts. La toiture et les Velux de la maison de M. et Mme L. sont sérieusement endommagés. Le couple décalare immédiatement le sinistre à son assureur. Le lendemain, celui-ci confirme par courrier recommandé avoir bien pris sa demande en considération, et nomme un cabinet d'expertise afin de constater et de chiffrer les dégâts. Mais ce n'est que le 1er février 2007 que l'expert effectue son travail. Puis, silence. Malgré plusieurs relances, les époux L. n'ont aucune proposition ni aucune indemnisation. Mais, pendant ce temps, les désordres à la toiture s'aggravent, et ils doivent engager des frais afin de protéger leur habitation des intempéries. Ils finissent par contacter l'UFC-Que Choisir de La Roche-sur-Yon, qui les dirige vers un autre cabinet d'expertise. Ce dernier constate d'importants travaux à effectuer et qui auraient été moindres si le sinistre avait été pris en charge dès sa déclaration. Il chiffre la remise en état à 16 923 euros, auxquels il convient d'ajouter le coût de la réfection provisoire (354 euros) et les frais d'expertise (400 euros). C'est donc un total de 17 677 euros que l'association locale réclame à l'assureur sous quinze jours, faute de quoi M. et Mme L. engageraient une procédure judiciaire. Quelques jours plus tard, c'est quasiment l'intégralité de la somme réclamée qui a été versée au ménage.