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Anne-Laure Lebrun
S’ils sont restés bien emballés, les médicaments périmés présentent généralement peu de risques. En revanche, après ouverture, ils s’altèrent plus rapidement.
Nous sommes dimanche après-midi, et vous souffrez d’un mal de tête qui ne veut pas vous lâcher. Vous fouillez dans votre armoire à pharmacie et vous découvrez que votre unique boîte de paracétamol est périmée depuis 6 mois. Dilemme. Peut-on faire fi de la date d’expiration ? Le comprimé sera-t-il efficace ? Est-ce que vous risquez de vous empoisonner ?
Disons-le tout de suite, la survenue d’effets indésirables ou d’intoxications est rare, et généralement peu grave, en dehors des lésions du rein rapportées après l’utilisation de tétracycline (antibiotique) dont la formulation n’est plus disponible aujourd’hui. Aussi, rassurez-vous si vous avez absorbé un médicament périmé.
En revanche, son efficacité pourrait être diminuée. Un médicament est considéré comme périmé lorsque la concentration initiale en principe actif a baissé de 10 %, voire 5 %, parfois moins pour les produits à marge thérapeutique étroite (anticancéreux, anticonvulsivants, anticoagulants oraux...), car même cette faible diminution les rendrait inefficaces. Dans le cas d’un simple mal de tête, un paracétamol un peu moins efficace fera l’affaire, mais s’il s’agit d’un traitement pour une pathologie plus sévère, alors cela est ennuyeux.
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